J’ai vu que la plupart d’entre nous avait écrit un article sur le stage d’observation que nous avons fait pendant les vacances. J’en écrit donc un moi aussi qui ne sera pas très long. En effet j’ai été plutôt déçue par mon stage parce que je pensais que ça serait l’occasion d’apprendre et de découvrir de nouvelles choses. Malheureusement (ou heureusement ?) je suis tombée sur une prof qui fait des cours très très traditionnels à base de grammaire et de traduction. J’ai trouvé ça très dommage parce qu’elle avait un petit groupe d’étudiants qui venaient faire un stage tous les matins pendant trois heures pendant toute la semaine. Pour moi, cela aurait été l’occasion de mettre en place des mini-projets sur la semaine, d’organiser des jeux de rôles … enfin quelque chose de plus vivant que la différence entre le prétérite et le past continous !
Malgré tout, j’essaie de tirer du profit de tout cela. Ce stage m’a d’abord montré ce qu’il faut faire pour avoir un cours ennuyant assuré ! Plus sérieusement, cela m’a fait réalisé à quel point les cours de langues manquent d’interactions entre les élèves et manquent de situations réelles de communication. Je pensais que ce genre de cours se trouvait surtout au collège mais ce stage m’a prouvé le contraire puisqu’il s’agissait d’une association qui donne des cours d’anglais pour tous les niveaux (enfants, ado, adultes).
Mais ce qui m’a le plus frappé c’est quand j’ai demandé au prof en question quelles étaient les attentes des étudiants au début du stage. Elle m’a répondu que la plupart (surtout les adultes) venaient pour apprendre à parler et voulaient vraiment beaucoup d’oral. Elle a donc essayer de mettre en place des choses mais très vite, m’a-t-elle dit, elle s’est rendue compte que les étudiants avaient de trop grosses lacunes en grammaire et que cela freinait leur production orale et c’était pourquoi elle avait décidé de faire exclusivement de la grammaire. Ce qui est encore plus frappant, c’est que les étudiants avaient l’air satisfait du cours, et cela me pose de réelles questions sur les représentations de chacun d’un cours de langue. A notre premier cours de stage avec Maria-Alice Médioni, nous avions réalisé des affiches avec d’un côté : qu’est-ce qu’un bon cours et de l’autre qu’est-ce qu’un mauvais cours… Les représentations de chacun sont très différentes. Manifestement les étudiants que j’ai observé pendant mon stage trouvaient le cours “bien”… Soit parce que c’est rassurant de faire de la grammaire, soit parce qu’un bon prof fait reigner le silence dans sa classe, je ne sais pas. En tout cas, toujours d’après le professeur, la plupart des étudiants trouvaient ses cours “bien” car dans la plupart des organismes de formation en langue, il n’y a pas de “vrai cours”. A comprendre, dans la plupart des organismes, on fait beaucoup d’ordinateur, et pas beaucoup de cours dans lesquels on est tous assis en train d’écouter le prof parler. J’ai été assez surprise par ces propos et en même temps pas vraiment. Je pense que prfois les TICE peuvent avoir une très mauvaise réputation. S’ils ne sont pas utilisés correctement, c’est-à-dire si on colle un élève devant un ordinateur en le laissant se débrouiller, c’est évident qu’on aura pas beaucoup de résultats. Mais si on colle un élève à son bureau en lui disant de bien écouter le prof, est-ce qu’on aura plus de résulats ? Probablement pas, mais au moins l’élève en question aura l’impression de faire un “vrai” cours, un “bon” cours…
Finalement, j’avais plus de choses à dire sur le sujet que je ne pensais… A suivre : les mises en situation et le stage de fin d’année. Quel programme !